Quel kilométrage pour un camping-car d’occasion ? 50 000, 100 000 ou 150 000 km ?
100 000 km, est-ce beaucoup pour un camping-car ? Découvrez comment juger le kilométrage, vérifier l’entretien et comparer les prix avant d’acheter.

Dans ce guide
Vous avez repéré un camping-car qui vous plaît. Le bon modèle, la bonne implantation, les équipements que vous cherchiez… Bref, vous vous voyez déjà sur la route !
Mais en regardant l’annonce d’un peu plus près, un détail vous fait hésiter : il affiche 120 000 km au compteur.
Ça commence à faire beaucoup, non ?
À côté, vous en avez trouvé un autre, un peu plus cher, mais avec seulement 45 000 km. Alors forcément, vous vous demandez lequel est le meilleur choix.
Et si on vous disait que le camping-car le moins kilométré n’est pas forcément le plus fiable ? Un véhicule peut avoir beaucoup roulé et avoir été parfaitement entretenu. À l’inverse, un camping-car qui reste plusieurs mois sans bouger n’est pas à l’abri des mauvaises surprises.
Alors, 50 000, 100 000 ou 150 000 km : à partir de quand faut-il s’inquiéter ? Et quel effet le kilométrage a-t-il sur le prix d’un camping-car d’occasion ? On fait le point.
Combien de kilomètres roule un camping-car par an ?
Tout dépend de la façon dont on l’utilise. Certains propriétaires sortent leur camping-car quelques week-ends et pendant les vacances. D’autres traversent l’Europe plusieurs mois par an, ou vivent presque à bord.
Prenons deux camping-cars de 10 ans :
- Le premier affiche 35 000 km, soit 3 500 km par an en moyenne.
- Le second affiche 110 000 km, soit 11 000 km par an en moyenne.
À première vue, le premier semble plus intéressant. Mais s’il a passé de longues périodes dehors sans entretien, alors que le second a roulé régulièrement avec toutes ses révisions, lequel choisir ?
De notre côté, quand nous avons acheté notre Bürstner Marano de 2006, il affichait seulement 52 000 km au compteur. Soit moins de 3 000 km par an !

C'est d'ailleurs l'une des choses qui nous avaient séduits, mais pas la seule. Le camping-car était dans un état remarquable pour son âge, avec un entretien irréprochable. C'est vraiment l'ensemble qui nous a convaincus.
Comme quoi, le kilométrage est un bon point de départ, mais il faut toujours regarder ce qu'il y a derrière !
Le kilométrage raconte une partie de l’histoire, pas toute l’histoire. Et l’âge compte aussi : même avec peu de kilomètres, un véhicule peut perdre de la valeur. Nous expliquons d’ailleurs comment fonctionne la décote d’un camping-car dans un autre guide.
| Kilométrage | À retenir |
|---|---|
| Moins de 50 000 km | Vérifier l’immobilisation et l’entretien |
| 50 000 à 100 000 km | Évaluer l’état général et les factures |
| 100 000 à 150 000 km | Examiner les pièces d’usure et les interventions réalisées |
| 150 000 à 200 000 km | Prévoir une inspection et un budget entretien |
| Plus de 200 000 km | Contrôler soigneusement moteur, cellule et prix |
50 000, 100 000 ou 150 000 km : est-ce beaucoup pour un camping-car ?
Il n’existe pas de chiffre magique. Tout dépend de l’année, de la motorisation, du type de trajets et surtout de l’entretien. Voici quelques repères pour savoir où regarder, pas pour décider à votre place.

Moins de 50 000 km : rassurant, mais pas suffisant
Un faible kilométrage est généralement apprécié. Cela ne dispense pourtant pas de vérifier l’âge des pneus, les factures, les contrôles d’étanchéité et les périodes d’immobilisation.
De 50 000 à 100 000 km : rien d’alarmant en soi
Cette tranche ne doit pas vous faire fuir. Un entretien suivi, un essai routier convaincant et un bon état général comptent plus que quelques dizaines de milliers de kilomètres d’écart.
De 100 000 à 150 000 km : regardez les factures de près
À ce stade, certaines pièces d’usure peuvent avoir été remplacées, ou nécessiter une intervention prochainement. Embrayage, amortisseurs, freins, injection : demandez ce qui a été fait, plutôt que de supposer que tout est à changer.
Au-delà de 150 000 km : vérifiez aussi le budget
Un camping-car kilométré peut encore rendre de beaux services. Mais nous serions plus exigeants sur l’état mécanique, l’étanchéité de la cellule et le montant des travaux à prévoir. Au-delà de 200 000 km, une inspection indépendante est particulièrement intéressante.
Ces tranches restent des indications pratiques, pas des seuils de durée de vie. Un moteur ne devient pas mauvais du jour au lendemain en franchissant les 100 000 km !
Un camping-car qui a peu roulé est-il forcément une bonne affaire ?
Pas toujours. Imaginez un camping-car de 15 ans avec seulement 25 000 km. Sur le papier, c'est tentant ! Mais avant de vous emballer, il faut aussi se demander comment il a été utilisé pendant toutes ces années.
Car contrairement à une voiture, un camping-car ne s'use pas uniquement lorsqu'il roule.
On avait rencontré un couple de retraités marseillais qui voyageait en camping-car depuis plusieurs années. Chaque été, ils prenaient la route pour rejoindre les environs de Narbonne, où ils passaient trois mois dans leur camping-car.
Autant dire qu'ils ne faisaient pas beaucoup de kilomètres chaque année ! En revanche, pendant ces trois mois, ils utilisaient quotidiennement la cuisine, la salle de bain, les rangements et tous les équipements de la cellule.

À l'inverse, certains propriétaires ne partent que deux ou trois semaines par an, mais en profitent pour traverser toute l'Europe. Leur compteur affiche beaucoup plus de kilomètres, alors que la partie habitation est finalement moins sollicitée.
Deux camping-cars peuvent donc avoir le même kilométrage, mais une usure très différente à l'intérieur.
Et il y a un autre point à ne pas négliger : les longues périodes d'immobilisation.
Un camping-car qui reste plusieurs mois sans bouger peut aussi rencontrer des problèmes. Les pneus vieillissent même sans rouler, les batteries peuvent se décharger, certains joints se dégrader et les freins souffrir de l'immobilisation. Sans compter les éventuels problèmes d'humidité, qui peuvent coûter très cher à réparer.
Bref, un faible kilométrage est un bon point, mais il ne suffit pas à juger de l'état d'un camping-car.
Avant d'acheter, demandez au vendeur où le véhicule était stocké, à quelle fréquence il roulait et comment il était utilisé. Vérifiez aussi l'entretien mécanique, les contrôles d'étanchéité et le fonctionnement des équipements de la cellule.Tous les moteurs de camping-cars vieillissent-ils de la même manière ?
Non. Les camping-cars reposent souvent sur des porteurs utilitaires, notamment Fiat Ducato, Ford Transit, Peugeot Boxer, Citroën Jumper ou Mercedes Sprinter. Mais parler de la fiabilité d’une marque entière n’a pas beaucoup de sens : il faut regarder le moteur précis, son année et son entretien.
Comment le kilométrage influence-t-il le prix d’un camping-car d’occasion ?
En général, à modèle, année et état comparables, un camping-car peu kilométré se vend plus cher qu’un exemplaire ayant beaucoup roulé. Mais il n’existe pas de règle du type « 1 000 € de moins tous les 10 000 km ».
Prenons un exemple fictif : deux camping-cars du même modèle et de 2018. Le premier, avec 45 000 km, est affiché à 48 000 €. Le second, avec 115 000 km, est proposé à 42 000 €. La différence est de 6 000 €, mais vient-elle uniquement du kilométrage ?
Peut-être pas. L’un possède une boîte automatique, l’autre des pneus à remplacer, ou leurs équipements diffèrent. Et n’oublions pas que le prix d’une annonce n’est pas nécessairement le prix de vente final.
C’est pour cela qu’un simple barème basé sur l’année et les kilomètres ne suffit pas toujours. D’ailleurs, existe-t-il vraiment un Argus du camping-car ? Nous avons fait le point sur les cotes et les méthodes d’estimation disponibles.
Comment savoir si le prix demandé est cohérent ?
Commencez par comparer plusieurs annonces récentes : même marque, même modèle, année proche, kilométrage similaire, mais aussi porteur, implantation, état et équipements. Deux camping-cars qui se ressemblent peuvent avoir une valeur assez différente.
Si vous êtes acheteur, cette comparaison vous donnera aussi des arguments pour discuter avec le vendeur. Nous partageons nos conseils pour négocier le prix d’un camping-car d’occasion, avec un exemple vécu lors de l’achat de notre Bürstner.
C’est justement pour faciliter cette comparaison que nous avons créé CampiCote avec mon conjoint. L’outil recherche des annonces de camping-cars comparables sur le marché français et tient compte du modèle, de l’année, du kilométrage et des équipements pour proposer une estimation indicative.
Une première estimation est gratuite. Et si les données disponibles ne permettent pas de trouver suffisamment de véhicules similaires, nous préférons le signaler plutôt que de vous donner un chiffre trompeur.
Les 6 vérifications avant d’acheter un camping-car kilométré
1. L’historique d’entretien
Demandez le carnet, mais surtout les factures. Elles permettent de voir les révisions effectuées et les pièces réellement remplacées.
2. La distribution
Courroie, chaîne ou courroie humide ? Cela dépend du moteur. Vérifiez les préconisations du constructeur selon l’âge et le kilométrage. Une facture de remplacement, lorsqu’il est nécessaire, est un vrai plus.
3. La boîte de vitesses et l’embrayage
Pendant l’essai, soyez attentif aux à-coups, aux bruits inhabituels, au patinage de l’embrayage et au passage des rapports.
4. Les pneus, les freins et les suspensions
Ne regardez pas seulement l’usure des pneus : leur date de fabrication compte aussi. Vérifiez également le freinage, les amortisseurs et l’état du châssis.
5. L’étanchéité de la cellule
C’est un point essentiel, même à faible kilométrage. Demandez les contrôles disponibles et inspectez les traces d’humidité, les joints, les lanterneaux et les angles des parois.
6. Le bon fonctionnement des équipements
Réfrigérateur, chauffage, chauffe-eau, pompe à eau, batteries, marchepied, store… Essayez ce qui peut l’être. Une succession de petites réparations peut vite peser dans le budget.
Tous ces éléments entrent aussi en jeu dans le prix. Si vous souhaitez aller plus loin, notre guide explique les critères à prendre en compte pour évaluer la cote de votre camping-car.
Alors, quel est le kilométrage idéal pour un camping-car d’occasion ?
Si vous attendiez un nombre précis, désolés : il n’y en a pas ! Un camping-car de 80 000 km n’est pas automatiquement une meilleure affaire qu’un autre de 130 000 km.
Ce qui compte, c’est l’ensemble : l’âge, le moteur, les factures, l’état de la cellule, les équipements, l’utilisation passée et, bien sûr, le prix demandé.
Et si vous pensez déjà à la revente, gardez en tête que la valeur dépendra aussi de la présentation de votre annonce et de la demande pour ce modèle. Nous avons justement listé les raisons pour lesquelles un camping-car ne se vend pas et quelques solutions concrètes.
Bref, le bon camping-car n’est pas forcément celui qui a le moins de kilomètres. C’est celui dont l’état et l’historique justifient le prix, et dans lequel vous aurez envie de partir en confiance.
Et le prix de votre camping-car ?
Le kilométrage n’est qu’un critère parmi d’autres. Comparez votre véhicule aux annonces du marché avec une première estimation gratuite.
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